Oeufs sur plat sans le plat !!!


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Oeufs sur le plat sans le plat  » Salvator Dali » 1932

Œufs sur le plat (sans le plat), 1932
Huile sur toile, 60 x 41,9 cm
Collection of the Salvador Dalí Museum, Inc., Saint Petersburg, FL, 2012

Dans son autobiographie, Dalí associe l’idée du paradis perdu et, avec elle toute forme de féerie, au souvenir que chaque homme garde des premières images qu’il perçoit à l’intérieur du ventre maternel. Images dont il prétend avoir personnellement gardé le souvenir : ce « paradis intra-utérin est couleur du feu de l’enfer : rouge, orange, jaune et bleuté. Il est mou, immobile, chaud, symétrique, double et gluant ». Image « hallucinante » qui nous poursuivrait au cours de notre vie et constituerait l’origine de toute recherche d’idéal, offrant une vision sublimée du monde sensible. Ces visions trouveraient leur origine objective dans la position fœtale : l’enfant est recroquevillé, les poings appuient sur les yeux fermés provoquant, par effet de pression, l’apparition de tâches de lumière illusoires, ou phosphènes23. Les deux tâches qui se forment dans l’œil du fœtus représentent pour Dalí deux « œufs sur le plat », « grandioses, phosphorescents et détaillés dans les plis et replis de leurs blancs légèrement bleutés […] irisés comme la nacre ».

À la recherche de ces « souvenirs visuels de la période embryonnaire », « toute la vie imaginative de l’homme tend à reconstituer symboliquement par des situations et des représentations approchantes, cet état paradisiaque initial. »24 Cette théorie n’est pas loin de jeter les bases d’un beau universel, qui se fonderait sur une expérience communément partagée. C’est en tout cas pour Dalí une base de sa quête de l’idéal dans le champ de la peinture : les effets de lumières dramatiques, les dégradés de couleurs incandescentes, les effets de nimbes, comme la texture nacrée de ses corps en liquéfaction.

Les œufs occupent donc tout naturellement une place à part dans la peinture de Dalí. Il leur rend notamment hommage dans Œufs sur le plat (sans le plat) en les représentant dans la lumière mordorée du couchant. Quant à la cuiller qui permet de les manger à la coque, elle devient tout aussi naturellement le symbole, à la fois agnostique et matérialiste, de son concept de « beauté comestible »

mediation.centrepompidou.fr/dali/

Merci à vous pour votre visite , je vous laisse dans l’univers du paradis perdu et des visions ultra-utérines de Dali 🙂

Gaelle-H

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